Source : lepoint.fr

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L’exposition « Madagascar. Arts de la grande île » rend hommage à la création malgache d’hier et d’aujourd’hui. L’occasion de découvrir un art influencé par une multitude d’autres cultures.

Alors qu’à Madagascar la campagne présidentielle bat son plein, c’est à la richesse culturelle de la Grande Île que se consacre le musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Jusqu’au 1er novembre 2019, l’exposition « Madagascar. Arts de la grande île » propose aux visiteurs un panorama de la création malgache de près de 360 pièces. Peintures, statuettes, objets ornementaux ou encore textiles. La diversité des œuvres proposées illustre la richesse d’un territoire carrefour aux influences venues d’Afrique australe, d’Inde, de Chine et de la péninsule arabique.

Dans l’histoire cohabitent les vivants et les morts

Aurélien Gaborit, responsable de collections Afrique pour le musée et commissaire de l’exposition, a pensé le parcours de l’exposition en trois temps. La première s’applique à replacer Madagascar dans le temps et l’espace, afin de mieux comprendre son art aux inspirations d’ailleurs. On y apprend notamment que les Européens ne s’y installent qu’à partir de 1500. Les cultures d’Arabie et d’Asie du Sud-Est ont donc, bien avant la culture occidentale, imprimé leur style sur les œuvres malgaches.

La seconde section se consacre, elle, à « l’art du monde des vivants », aux objets du quotidien. Le visiteur sera surpris par la modernité de nombreux ustensiles et effets personnels qui se rapprochent des « formes utiles », le concept fondateur du design. Le vintana, le zodiaque malgache, opère sur chacun de ces objets la distinction entre le sacré et le profane.

Enfin, la dernière partie de l’exposition aborde le rapport entre les mondes invisibles et parallèles, et le monde des morts. Le visiteur peut se rendre compte alors de la présence très marquée des esprits et des devins dans l’art malgache. Les œuvres funéraires, pour certaines monumentales, illustrent par ailleurs une vision de la mort singulière. La mort n’est pas perçue comme une fin en soi, mais comme un autre voyage. (…)

Source : lepoint.fr

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