Sous pression, Interpol se refuse à contrarier la Chine malgré la disparition de son président

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Des documents internes à Interpol, dont Le Monde a pris connaissance, donnent de nouvelles clés pour comprendre comment l’organisation internationale gère la « disparition » de son président, Meng Hongwei, depuis un mois. Soumise à une forte pression de la Chine, il semble que l’organisation de coopération policière se refuse à prendre des positions qui pourraient contrarier les autorités chinoises.

L’épouse de M. Meng avait saisi la police française, n’ayant plus eu de nouvelles de son mari après qu’il lui a écrit « attends mon appel » puis envoyé un émoticone représentant un couteau sur WhatsApp le 25 septembre.

La Chine a depuis confirmé qu’il avait été rattrapé par les enquêtes anticorruption, qui ont été l’arme de la consolidation du pouvoir du président Xi Jinping.

Courant octobre, Interpol a pris connaissance de la lettre de démission de son président, transmise par les autorités chinoises par l’intermédiaire de son bureau à Pékin. Intitulé « Lettre de démission » et daté du 5 octobre, le courrier dactylographié ne fait que deux lignes. « Soupçonné d’avoir enfreint la loi, je démissionne volontairement de mon poste de président d’Interpol », peut-on lire sur le document en bas duquel le nom de Meng Hongwei a été tapé, sans signature manuscrite.

Des pressions « amicales » de la Chine

Le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, a pour la première fois pris la parole sur le sujet, jeudi 8 novembre, pour affirmer qu’il s’agissait d’une « affaire interne à la Chine ». Il a estimé qu’il n’avait « aucune raison » de suspecter que la lettre de démission de Meng Hongwei puisse être « fausse ou écrite sous la contrainte » et a rappelé qu’Interpol n’est « pas un organe d’enquête » et que sa mission « n’est pas de gouverner les Etats membres ».(…)

Source: Lemonde.fr

 

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